ÉCOUTER LE DIRECT : PopUp , iTunes Winamp MediaPlayer ou
Accueil du site > Association > 20syl / Hocus Pocus
  • Digg
  • Del.icio.us
  • Facebook
  • Google
  • Technorati
  • MySpace
  • Wikio
  • Reddit
  • StumbleUpon
  • slashdot

20syl / Hocus Pocus

mercredi 3 février 2010, par Corinne BOJADOS

L’interview / Blind Test de 20syl d’Hocus Pocus par Corrado* et Trinidad* - 18.10.2009 - Toulouse - REX

Photobucket © crédit photo : Trinidad

SOUL CHOC : « LES BRAQUES »


« Soul Choc, Bastion. C’est sorti 94/95, un peu plus tard éventuellement ?
C’est la grande époque du hip hop de la région ; c’était nos modèles, Prince d’Arabee, et les autres… Ils avaient leur son, c’était un peu le Wu Tang de l’ouest.
J’en garde un très bon souvenir même si on n’était pas trop considérés par eux. Ils pensaient pas qu’on était passionnés, qu’on ne prenait pas le truc juste comme un hobby.
A la base J’faisais du skate à Nantes et sur la ville il y avait une grosse connexion avec le milieu hip hop.
On débutait en faisant nos premières Mix-tapes à ce moment là.
J’trainais pas mal avec David Coolio qui a fait des vidéos comme « Bumble bee » ou « Super Nova », et il avait mis quelques uns de mes sons dedans.
Certains ont même fini dans les vidéos « Puzzle », et d’une certaine manière, ça m’a mis le pied à l’étrier.
Au même moment Bastion a apporté le festival Energ’hip-hop tout ceci était une sorte d’âge d’or pour toutes les disciplines dans le coin. Des mecs comme dj Moon et dj Nétik étaient particulièrement actifs.
Maintenant y’a le festival Connexion, plutôt axé danse mais qui reste un événement drainant pas mal d’énergie positive.
Par contre je n’ai pas ce disque j’aimerais bien le pécho… »
Corrado en a peut-être une copie à vendre après le concert (rires)


GANGSTARR : « MASS APPEAL »

« Mass Appeal » … quand c’est sorti je ne connaissais pas, j’écoutais plutôt dans les trucs considérés mainstream comme Mobb deep, Odb, le Wu en général.
Primo c’est venu plus tard, avec ses productions mid/late 90’s.
Définitivement mythique. »


20SYL : « J’SUIS DEDANS »

« C’est un morceau que j’ai fait pour Original Bombattack, ça a été ma première collaboration avec des artistes connus.
La connexion s’est faite via le biais de Marc et de Yann.
C’était une très bonne expérience, j’y ai posé une douzaine d’instrus pour Diams, X-men, Ol’ cainri etc. »
Étais-tu intéressé à la base pour travailler avec des artistes français, ou était-ce juste une bonne opportunité pour évoluer vers autre chose ? Non, non, j’étais comme un ouf, c’est plein de types que j’écoutais à ce moment là.
Après, d’une certaine façon j’y ai aussi un peu appris l’envers du décor. Arrivant de province je restais pas mal discret et finalement, pas mal de choses ont été démystifiées.
Mais malgré tout, cela a permis de faire tourner mon nom…
Tu as travaillé avec Fabe à partir de là.
Effectivement, comme Yann a monté le label avec Marc et comme il a été tourneur avec Scred et ça m’a permis d’être connecté puis au final de travailler avec Fabe puis Disiz.


BOB JAMES : « MARDIS GRAS »

« Classique ! Le break samplé des centaines de fois.
Mais ça reste vraiment un artiste que je kiffe énormément, tout comme les Jb’s ou des mecs comme Joe Sample.
Mais j’aime écouter ses disques au-delà du délire des breaks et des boucles. Il a un super feeling au rhodes.
Définitivement une des bases du truc. »


JACK BRUCE : “I’M SO BLUE”

Ce disque est rempli de samples et est vraiment un classique pour tous les diggers.
Oui, j’ai fait “Dig this” dans ce délire… Mais j’ai jamais été un fouineur jusqu’au boutiste à choper les breaks rares de ouf, j’suis plus en mode chiner dans les vide greniers, pécho des disques au feeling, rentrer à la maison et les découvrir.
Cependant, j’suis toujours à la recherche de sons de batterie même si le fait de travailler avec des musiciens m’a poussé à explorer de nouvelles pistes.
Tu écoutes ce genre de disques pour ce qu’ils sont, au-delà de la production ?
Bien sûr ! J’aime plonger dans ma propre collection. Réécouter des albums que j’ai utilisés il y a longtemps pour y jeter une oreille fraiche. Mais je ne suis pas dj Shadow ! (rires).
En ce moment j’suis bien dans Mandrill, ils ont un style latin funk méchamment arrangé.
J’kiffe beaucoup les Crusaders. J’adore leur style ; surtout les grilles de clavier de Joe Sample.
Sinon pas mal de classiques… Steevie Wonder en boucle, j’trouve toujours des trucs dans sa discographie qui défoncent.
Tu digges toujours ?
Oui, j’en profite surtout lorsqu’on est en tournée à l’étranger. Au Japon par exemple ils ont des shops vraiment fous, c’est eux qui ont tout levé toutes les gosses pièces aux USA dans les 80’s…


DIRSTYLE « HEE HAW BREAKS »

On va peut être pas le laisser tourner en fond ! (rires)
On s’est inspiré d’eux pour ça. Les Invisible Scratch Picklez sont des pionniers qui ont vraiment apporté un truc dans le scratch.
Ça nous a motivés au départ lorsqu’on a voulu lancer notre série de breakbeats « Flying Saucers ».
A l’origine, le premier a été fait pour s’en servir en battle DMC, pour mieux gérer nos banques de sons.
On a pas mal taffé sur la stéréo et les panoramiques qui avaient été peu utilisée jusqu’alors.
On a essayé de pousser le délire sur les deux suivants avec par exemple d’un coté une ligne d’orgue et de l’autre une ligne de basse.
Comme ça en cuttant avec le pan de la table tu peux jouer 2 mélodies. Ou alors sur les fins de face, il y’a des sons de grosse caisse à gauche et de caisse claire à droite. Joués séparément ça ne rend qu’un bordel monstre mais s’ils sont travaillés avec la stéréo tu peux taper un beat style boom bap, boom-boom-boom bap !
On a utilisé le système pour les championnats. On pense que ce délire on l’a inventé et comme ça on a gagné les compétitions 3 ou 4 fois de suite.
Vous travaillez avec Serrato ?
En live oui, on l’utilise, c’est plus rapide et plus pratique. Par contre, pour le studio et les prods on reste sur vinyle, le grain est irremplaçable.


LIL WAYNE : « A MILLI »

Ah je vois, Lil Wayne…
On a apporté ça parce qu’a priori, c’est un disque qu’on peut positionner à l’extrême inverse de là ou tu te situes musicalement.
Moi je n’ai pas suivi cette évolution du rap mainstream.
J’suis plutôt resté dans la période organique car ça m’a touché. Le grain chaud, les boucles de rhodes…
Ce délire électronique, j’l’ai analysé à la fin des 90’s comme des économies faites par les labels pour éviter de reverser trop de royalties aux artistes dont on avait samplé le travail.
Je n’ai pas kiffé la pauvreté de ce type de productions pendant cette période, les mecs sonnent comme s’ils ne savaient jouer du piano qu’avec un seul doigt ! (rires)
Maintenant, par contre ça a été digéré et ce qui en a découlé, le rap du sud notamment, hyper épuré qui bastonne, tu saisis mieux le délire : ça a maturé et j’arrive à l’apprécier dans le contexte pour lequel il est fait, le club.
Tout le travail sur les subs bass principalement, lorsque ça vibre sur du gros son, tu comprends réellement la portée et l’impact de ce type de morceaux.
Mais au-delà de ça, musicalement, ce n’est pas du tout mon truc.


RONNIE GEE : « RAPTIVITY »

RAEKWON & EL MICHAEL’S AFFAIR : « THE PJ’S »

D’un coté un truc Old school avec le délire à la Sugar Hill avec les musiciens qui rejouent les breaks…
et l’inverse, des musiciens qui jouent comme des machines.
Ça démonte. J’ai été étonné par exemple qu’un type comme Ghostface tourne avec un band. Mais c’est mortel ; nous c’est un peu notre principe : j’fais mes prods à l’ancienne à la maison et après les musiciens s’y collent en s’adaptant avec les contraintes que cela sous-entend… Le grain, le fait qu’ils ne peuvent pas tout le temps reproduire tout ce qu’il y a dans la boucle originale etc.
Mais c’set vraiment en live que tout ça son sens.
bon tu m’fais un drop maintenant ?


*Interview :
Corrado (http://www.myspace.com/corradojunior)
Trinidad (http://www.myspace.com/heavylistening)

** Remerciements : KORA (Rex)

Voir en ligne : 20syl

Répondre à cet article

Aide | Contacts | Mentions légales | SPIP | Se connecter | Plan du site | Archives | Suivre la vie du site RSS 2.0